La Haute Autorité de santé appelle à reprendre d’urgence les vaccinations

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Les vaccinations ont considérablement chuté avec l’épidémie de Covid-19 et le confinement, or la protection vaccinale est importante, notamment pour les personnes fragiles et les enfants. Elle permet de prévenir des maladies très contagieuses et graves comme la rougeole ou la méningite.
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Les vaccinations ont considérablement chuté avec l’épidémie de Covid-19 et le confinement, selon les données de l’étude EPI-Phare.

Or la protection vaccinale est importante, notamment pour les personnes fragiles et les enfants. Elle permet de prévenir des maladies très contagieuses et graves comme la rougeole ou la méningite.

C’est pourquoi la Haute Autorité de santé (HAS) appelle à reprendre d’urgence les vaccinations, et en priorité celles pour les nourrissons et les adultes fragiles, dans un avis publié le 4 juin.

Les personnes qui ont dû reporter leurs vaccinations, ou celles de leurs enfants et nourrissons, sont invitées à consulter leur médecin traitant ou leur pédiatre rapidement.

Face à la situation épidémique actuelle, la HAS détaille dans son avis la conduite à tenir pour la réalisation de ce rattrapage vaccinal. Elle rappelle que si une personne présente des signes de Covid-19, même mineure, elle doit passer un test de diagnostic RT-PCR prescrit par son médecin :

  • en cas de résultat négatif, le rattrapage vaccinal pourra être entrepris sans attendre ;
  • en cas de test positif, la reprise de la vaccination pourra débuter dès la guérison.

Pour les personnes identifiées comme personnes contacts à risque d’un cas confirmé ou probable de Covid-19, la HAS recommande que le rattrapage vaccinal soit mis en place après 14 jours sans apparition de symptôme.

Pour les personnes sans symptôme et n’ayant pas été en contact avec une personne malade du Covid-19, la HAS indique que les vaccinations doivent être reprises sans délai, conformément au calendrier des vaccinations en vigueur disponible sur le site du Ministère des Solidarités et de la Santé.

L’étude EPI-Phare montre une baisse importante du nombre de vaccins délivrés

Selon l’étude EPI-Phare (1), 44 000 nourrissons âgés de 3 à 18 mois n’auraient pas reçu de vaccin contre la diphtérie, le tétanos, la, la coqueluche, les méningites à Haemophilus influenzae de type b et l’hépatite B depuis le début de la crise sanitaire. Ces vaccins sont pourtant obligatoires chez les nourrissons nés après le 1er janvier 2018 et permettent de lutter contre des maladies potentiellement graves.

Ce serait aussi le cas de 90 000 personnes pour les vaccins anti-HPV (papillomavirus humain) 123 000 pour la rougeole, la rubéole et les oreillons (Ror) et 450 000 pour les rappels de vaccins contre le tétanos destinés aux enfants, adolescents et adultes. S’ils ne sont pas obligatoires, ces vaccins sont recommandés et restent la meilleure façon d’éviter ces maladies et de protéger les personnes fragiles.

(1) Le groupement d’intérêt scientifique (GIS) EPI-Phare, constitué par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et l’Assurance Maladie, a réalisé une étude de pharmaco-épidémiologie portant sur la dispensation sur ordonnance, pendant le confinement, en pharmacie d’officine, de médicaments remboursés (espace institutionnel).