Précisions sur le virus de fièvre hémorragique de Crimée-Congo

Communiqué de presse

Suite à l’article « Le virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo découvert en Corse » paru dans le magazine « Le point », l’ARS tient à apporter certaines précisions et rappeler à la population les précautions à prendre pour limiter les risques de maladies liées aux tiques.

La présence du virus de la fièvre hémorragique de Crimée –Congo est connue en Corse depuis plusieurs années chez les bovins. Ce qui est nouveau, c’est la détection de la maladie chez les tiques, insectes vecteurs et donc rendant la maladie potentiellement transmissible à l’homme.

L’ARS, dès le mois de mars dernier, dans le cadre de la veille sanitaire, a sensibilisé par le biais de sa lettre d’information « santé et territoires » les professionnels de santé et les élus à ce risque de pathologies émergentes.

La présence du virus identifiée dans 4 régions dont la Corse a entrainé la saisine de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (Anses) et du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) qui ont rendu leur avis. 

https://www.anses.fr/fr/system/files/SABA2023SA0194.pdf. https://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=1374

Des messages de prévention sont en cours de finalisation au niveau national à destination du grand public et des groupes à risque (risque professionnel).

Dans l’attente, et comme chaque année, la communication de l’ARS porte sur le rappel des bonnes pratiques générales pour se protéger des tiques, vecteurs de plusieurs maladies, dont la maladie de Lyme.

Lors de vos promenades en forêt, ou dans le maquis, ou lorsque vous passez du temps dans votre jardin :

  • portez des chaussures fermées et des vêtements couvrants de couleur claire (afin de mieux repérer les tiques sur la surface du tissu) 
  • évitez de marcher au milieu des herbes hautes, des buissons et des branches basses et privilégiez les chemins balisés 
  • inspectez-vous au retour de vos promenades et activités de jardinage
  • en cas de piqûre, détachez immédiatement les tiques fixées à l’aide d’un tire-tique ou une pince fine (n’utilisez en aucun cas de l’éther ou tout autre produit) et désinfectez la plaie 
  • surveillez la zone de piqûre pendant plusieurs jours et consultez votre médecin en cas de symptômes (fièvre, fatigue, rougeur).
  • utilisez éventuellement des répulsifs, en privilégiant ceux disposant d’une autorisation de mise sur le marché et en respectant leurs conditions d’emploi.

En complément, une information sera faite aux professionnels de santé lors du lancement de la saison de la surveillance des arboviroses (virus transmis par les piqûres d’insectes) début mai.